DREAMLOST

 Illustration de Julien Fenoglio

Illustration de Julien Fenoglio

 

Résumé : Max est un jeune garçon qui a peu confiance en lui. Une nuit, il se retrouve piégé dans un cauchemar avec trois autres rêveurs par le Marchand de Sable, une entité maléfique qui lui a volé ses rêves. Il va alors devoir affronter ses démons dans le Labyrinthe des Cauchemars.


Max était allongé dans son lit. Cette nuit là, il ne parvint pas à dormir. Alors qu’il réfléchissait à ses problèmes, il sentit tout à coup une sorte mauvaise présence autour de lui. Sans qu’il ne comprenne pourquoi, ce sentiment le glaça d’effroi. Après de très longues minutes, il finit par s’endormir d’un sommeil lourd et profond.

Max ouvrit les yeux.

Il était couché dans l’herbe. Le ciel avait une couleur indescriptible, une sorte de mélange entre un violet azur et un jaune orchidée, le tout dégageant une lueur surnaturelle. Max se mit à observer les alentours : il se trouvait dans un lieu qui lui paraissait à la fois inconnu et étrangement familier. Le paysage s’étendait à perte de vue, même au-dessus de sa tête. Sans logique apparente, des bâtiments très divers poussaient un peu partout. Le tout était peuplé de créatures sans queue ni tête. A quelques mètres de lui, un arbre mangeait du pudding, tandis qu’un peu plus loin, deux espèces de mollusques faisaient la conversation. Autour de lui, divers objets du quotidien flottaient dans les airs ; il crut même reconnaître son lit, qui semblait avoir décidé de partir sans lui.

Max su immédiatement qu’il était dans un rêve. Mais étrangement, en dépit de l’absurdité ambiante, tout cela lui semblait si réel… Il se sentait comme parfaitement éveillé.

Après s’être remis de sa surprise et s’être habitué à cet univers délirant -si tant est qu’il soit possible de l’être-, il vit trois étranges créatures qui s’approchaient de lui et le regardaient d’un air curieux. Ces trois créatures, Max les connaissait depuis toujours. Il y avait Maximus, un grand monstre géant de près de trois mètres au visage renfrogné, semblant à la fois menaçant et protecteur. Ensuite venait Maxminus, une drôle de boule de poils aux grandes dents et à l’air espiègle. Pas plus grand qu’un chien, on aurait dit un croisement improbable de plusieurs animaux. Et pour finir, caché dans l’ombre des deux autres, une minuscule petite peluche, innocente et attachante : Maximinus. Tous trois arboraient un pelage d’un jaune doré éclatant. Ils étaient ses amis imaginaires, avec qui il avait vécu tant d’aventures. Pour la première fois, il avait enfin l’impression de les voir réellement là, tous les trois, devant lui, et cela le rempli de joie. Il ne le savait pas encore, mais ils étaient ses Reflets, les matérialisations de son âme.

Mais à peine commença-t-il à se réjouir de leur présence que tout s'effondra. L’environnement se distordit de manière terrible et tout sembla plonger dans un abîme infini.

Pendant un instant, ce fut le néant.

Max se retrouva tout à coup dans une petite salle sombre et entièrement vide. La peur au ventre, il se remit difficilement du brusque événement qu’il venait de vivre. Quand il eut repris ses esprits, il remarqua que trois personnes se trouvaient à ses côtés : un homme d’âge mur, au regard fatigué et mélancolique, une adolescente peu amicale à l’air rebelle, et une jeune femme dégageant une profonde tristesse. L’homme remarqua la présence de Max, et pris la parole, s’adressant aux deux autres :
- Voilà un nouvel arrivant.
- Le pauvre, ce n’est qu’un enfant, s’inquiéta la jeune femme.

Max les dévisagea. Il n’aurait su dire pourquoi, mais ces personnes ne semblaient pas être le produit de son imagination. Elles semblaient tout à fait réelles. Il se souvint alors des histoires qu’il avait entendues, selon lesquelles plusieurs personnes pouvaient parfois se retrouver un même rêve. Tandis qu’il réfléchissait à tout cela, les autres continuaient de discuter entre eux, mais Max était encore trop déboussolé pour prêter attention à ce qu’ils se disaient.

Il finit par s’adresser à eux, d’une toute petite voix :
“Vous… vous êtes de vraies personnes ? Nous sommes tous dans le même rêve ?
- Tu es perspicace. Nous en étions arrivés à la même conclusion, lui répondit l’homme.
- Moi, je pense toujours que vous n’existez pas, et que je délire complètement, rétorqua la jeune fille en colère.
- Bien, je vois que tout le monde est arrivé !”
Ces paroles sortirent littéralement de nulle part. Alors qu’elles résonnaient encore dans la pièce, un grand visage se matérialisa devant eux au milieu d’un nuage de fumée noirâtre. A peine visibles, on pouvait reconnaître les traits terrifiants d’un être profondément maléfique.
“Qui… Qui êtes-vous ?” Demanda la jeune femme.

L’étrange visage afficha un léger rictus. Il répondit :
“Les Hommes m’ont donné de nombreux noms. Pour vous, le plus adapté serait sûrement… le marchand de sable. Je suis le maître du Royaume des Rêves et des Cauchemars. C’est moi qui vous ai enfermés ici. J’ai aussi volé tous vos précieux rêves.
- Vous avez volé nos rêves ?
- Oui, et sans eux, vous ne passerez jamais plus une seule belle nuit de toute votre misérable vie. Vous avez de la chance, vous savez ? Je vous ai choisis, vous quatre en particulier, parmi des milliers d’autres rêveurs, pour vous faire participer à un jeu. Et tous ensemble, nous allons passer un moment mémorable !”

Le marchand de sable marqua une pause. Un silence de mort plana l’espace de quelques  secondes. Aucun des quatre rêveurs ne savait jusqu’où cette histoire allait les mener. Soudain, tous les murs de la pièce disparurent, dévoilant un immense labyrinthe chaotique qui s’étendait sous leurs yeux jusqu’à l’horizon.

“Voici le labyrinthe des cauchemars. Vos rêves se trouvent... quelque part, à l’intérieur -Il prononça ces derniers mots d’un ton machiavélique-. Mais seuls deux d’entre vous pourront les retrouver. Les autres les perdront à tout jamais.
- Vous appelez ça un jeu ? Quelle sorte de monstre êtes-vous ? Hurla de rage l’adolescente.
- Pourquoi nous infligez-vous tout cela ? Demanda l’homme, plus calmement.
- Si vous vous en sortez, je vous le dirais peut-être. Mais j’insiste sur le peut-être !”, Répondit le marchand de sable dans un rire abominable, avant de se volatiliser.

“Je veux me réveiller ! Se dit Max. Je ne veux pas rester ici !” Il n’avait jamais eu aussi peur de sa vie. Il avait beau être dans un rêve, l’angoisse qui lui nouait l’estomac était bien réelle. Lorsqu’il se retourna, il vit que les autres avaient aussi disparu. Il ne restait plus que la jeune femme à ses côtés. Bien qu’elle ne le montrait pas vraiment, elle semblait au fond d’elle tout aussi terrifiée que Max.
“Je m’appelle Dakrya, lui dit-elle après un instant.
- Je… je suis Max.”

Il tourna la tête, alerté par un bruit, et vit ses trois amis imaginaires à quelques mètres qui le  rejoignaient. Ils n’avaient pas été volés par le marchand de sable ! Cela lui réchauffa le cœur pendant un instant, mais la peur repris vite le dessus… Max jeta un regard à Darkrya, qui posa les yeux successivement sur le jeune garçon, puis sur chacun de ses trois compagnons. Ensemble, ils allaient devoir avancer dans les profondeurs du labyrinthe des cauchemars, et affronter tous leurs démons...



Cela faisait deux heures, peut-être trois ou quatre, mais ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord. Max et Dakrya avaient perdu la notion du temps lorsqu’ils avaient commencé à débattre de la durée depuis laquelle ils s’étaient mis en marche. Ce dont ils étaient sûrs en revanche, c’est que cet endroit les rendait fous, et qu’ils n’avaient pas la moindre idée de la direction à prendre. Les couloirs du labyrinthe étaient très irréguliers, certains faisaient la largeur d’une grande rue, d’autres offrait juste assez d’espace pour se faufiler entre les murs. Sur une idée de Max, la troupe avait adopté la formation suivante : Maxminus filait toujours une dizaine de mètres en avant pour s’assurer qu’aucun dangers ne leur tombent dessus inopinément. Derrière lui se tenait Dakrya, autour de qui gravitaient des sphères d’eau limpides. En effet, peu après leur départ, sur une intuition, Dakrya avait découvert que d’une simple pensée elle pouvait commander à l’eau. Un pouvoir très pratique puisque l’eau, qu’elle coule le long des murs ou remonte lentement les airs, était omniprésente dans cet univers onirique. Derrière Dakrya, lui tenant la main, marchait Max, sur l’épaule de qui se tenait Maximinus, droit et l’œil à l’affut. En fin de marche, Maximus, le géant de presque trois mètres, essayait de suivre en faisant le moins de bruit possible, ce qui n’était pas gagné.

Alors qu’ils étaient dans une allée aux murs couverts de livres multicolores, Max et Dakrya entendirent un glapissement qui venait de l’avant. Maxminus avait trouvé quelque chose qui semblait le ravir. La troupe se hâta. Pendant qu’au fil de leurs pas la lumière s’intensifiait, ils finirent par entrevoir le bout de l’allée. Ils se mirent à trotter, les pas de Maximus résonnaient autour d’eux. A peine sortis de ce que Max avait subtilement nommé “Le Couloir aux Livres Multicolores”, ils débouchèrent sur une immense clairière couverte d’une herbe d’un vert surnaturel. Des fleurs aux couleurs aussi variées qu’éclatantes chantaient une douce mélopée, des arbres sur lesquelles reposaient des fruits inconnus des jeunes rêveurs accompagnaient les florales musiciennes en jouant de divers instruments. Le ciel d’un rose pastel s’étendait jusqu’à l’horizon, et même en dessous. Max s’approcha du bord de la clairière ; ils flottaient dans les airs !

“Dakrya !” Cria-t-il les yeux émerveillés. “Viens vite voir !”
La jeune femme le rejoint en courant gracieusement. Elle s’arrêta juste au bord du vide. Le spectacle était merveilleux.
“Regarde ça !“ Lui lança Max en pointant du doigt un groupe d’oiseaux fantastiques qui volaient à toute allure en dessous d’eux. Dakrya éclata de rire.
“Ceux sont des phénix, mes animaux préférés, lui confia-t-elle. Ils sont exactement comme je les dessinais quand j’étais petite. C’est magnifique !
- C’est parce que tu es là qu’ils sont là, en déduit Max, ce monde a ses bons côtés finalement.”
Dakrya ne répondit pas, bien qu’elle fût de cet avis. Elle continuait à contempler les créatures qui avaient ravies son enfance. Les phénix volaient en formation, deux d’entres eux étaient d’un rouge flamboyants, un autre bleu électrique, un quatrième rose framboise, et le dernier vert émeraude. Tous laissaient derrière eux une traînée colorée qui pétillait dans le vide avant de s’éteindre lentement.
“J’ai toujours dis que ce monde était génial !


- Et je suis content que tu partages mon avis, jeune rêveur !”
Max et Dakrya se retournèrent en sursaut. Le Marchand de Sables se tenait à quelques mètres d’eux, c’était la première fois qu’ils pouvaient le voir en entier. Ses vêtement étaient amples et couleur crème, sa peau couleur or, et ses cheveux blanc comme la neige. Son regard était plongé dans celui de Max, ses yeux rouges pétrifiaient le garçon.
“Je me suis dit que ça serait sympa de vous montrer des jolies choses avant d’ajouter de la moutarde dans la confiture.
- Qu’est-ce ce que vous voulez dire ? Demanda Dakrya d’une voix tremblante.
- Et bien, du vinaigre sur la quiche, de l’huile sur la tarte.” Lui répondit fièrement le Marchand de Sable en posant ses yeux flamboyants sur elle. Mais voyant que cette dernière ne semblait pas satisfaite de sa réponse, il fit la moue, et ajouta :
“Ce que je veux dire c’est que ça va se corser. Et que si vous êtes incapables de comprendre ce que je dis, je vais devoir réécrire toutes mes devinettes !” Il leva les yeux au ciel et lâcha pour lui-même : “Faudrait vraiment que j’arrête d’inviter des boulets à mes garden parties...” Puis s’adressant aux deux rêveurs qui n’osaient pas bouger d’un cheveu : “Les autres sont en retard mais ils ne devraient plus tarder. Quand ils seront là je vous préviens : ça va barder ! Et pour ce que ça vaut, j’ai parié contre moi-même cent moutons que vous allez vous faire déglinguer. Bon courage !” Il disparut en signant son intervention d’un rire démoniaque qui résonna dans toute la clairière. Max et Dakrya échangèrent un regard, leurs cœurs se serrèrent quand ils virent chacun la détresse dans les yeux de l’autre. Ils n’étaient pas prêts à se battre. “Que la fête commence !“ s’exclama la voix du Marchand de Sable. Max balaya du regard la clairière qui se mit à s’assombrir. Les fleurs se flétrirent, les arbres séchèrent, les animaux disparurent, le ciel devint gris.

Son regard fut retenu par une lueur rose, au loin. A environ une centaine de mètres d’eux, Lizzy les fixait du regard. Elle chevauchait une licorne à la crinière écarlate et au poil d’un rose aussi vif que ses cheveux. Elle tenait dans sa main droite une épée qui laissait s’échapper des éclairs rose bonbon. Dakrya, quand à elle, avait repéré Auguste sur leur droite. Il avait l’air bien plus vieux qu’à leur première rencontre, sa peau s’était transformée en écorce, ses vêtements étaient fait de feuilles, et une couronne de laurier reposait sur sa tête. Derrière lui se tenaient deux hommes-arbres dont la silhouette rappelait des soldats romains. Les deux tenaient un glaive dans leur main droite ; mais alors que celui de droite avec un bouclier rectangulaire dans la main gauche, l’autre avait le bras entièrement arraché. “Comme vous avez sûrement pu le remarquer, certains en ont déjà pas mal bavé. Je ne

vous cache pas que ça que ça m’a influencé dans mes paris du jour.“ La licorne commença à avancer vers eux, Lizzy les fixait d’un regard assassin. Auguste lui était beaucoup plus calme, d’un mouvement du bras ses deux soldats brandirent leur glaive et se mire en marche. Dakrya se tourna vers Max : “Occupe toi de Jules César, je me charge de calmer la gamine !“ Dit-elle en se forçant à sourire pour rassurer le garçon. Elle se dit qu’il serait plus facile pour lui de s’en prendre à des hommes-arbres qu’à Lizzy directement. Max acquiesçât bien que la peur lui nouait le ventre. Il se tourna vers Auguste tandis que son amie s’élança vers la cavalière. Maximinus se blottit dans la capuche de Max, Maxminus se mit à galoper dans l’herbe pour contourner les soldats, et Maximus vint se placer entre le garçon et le vieil homme, défiant César de son regard menaçant. Le combat pouvait commencer.

Tout alla très vite. D’un grand coup de poing le géant doré brisa un des soldats contre le sol tandis que l’autre plantait son glaive dans le flanc de la bête. Max sentit la lame se glisser sous sa peau bien qu’il fût indemne ; il s’effondra au sol, le souffle coupé. Du coin de l’œil il vit Lizzy s’envoler dans les airs, frappée par une sphère d’eau qui fit l’office d’une balle. Il sentit Maximinus lui pincer la nuque. Il releva les yeux et vit Maximus abattre son poing sur le second soldat. Celui-ci para le coup en dressant son bouclier au dessus de lui. Au moment de l’impact ses genoux se brisèrent, projetant des copeaux de bois dans les airs. Il planta de nouveaux son glaive entre les côtes du géant, la douleur était insoutenable et Max eut l’impression qui allait perdre conscience au moment ou son ami imaginaire s’effondra dans l’herbe. Puis la douleur disparut d’un coup, permettant à Max de reprendre ses esprits. Il tourna la tête sur sa gauche, et vit Dakrya, dominant parfaitement son combat, qui projeta de nouveau Lizzy dans les airs, cette fois grâce à un torrent d’eau jaillissant de ses paumes. La violence du coup fit faire à l’adolescente un vol plané d’une dizaine de mètre, et sa course la mena bien au-delà des limites de la plateforme. Alors qu’elle disparut en tombant dans le vide, Dakrya se tourna vers Max et lui fit un grand sourire que le garçon lui rendit.

“Tout cela va peut-être bien se terminer au final !“ se dit Max. Mais cette pensée s’envola quand il vit qu'une pointe rouge sang traversa la poitrine de Dakrya. La licorne de Lizzy souleva la jeune femme dans les airs et se dressa sur ses pattes arrières. Max poussa un cri d’effroi à la vision du corps de son amie brandie face au ciel. Alors que la licorne se cabra, un éclair rose tomba du ciel et fondit dans le vide, là où Lizzy était tombée. D’un coup la licorne se désagrégea en poussière qui s’envola dans les airs, et Dakrya tomba sur le sol comme pierre jetée dans un ravin. Les yeux de Max se remplirent de larmes. Une silhouette qu’il n’avait jusque là par remarqué s’approchait de lui. C’était le soldat restant d’Auguste qui boitait jusqu’à lui. Max était à genoux, il n’eut pas la force d’essayer de se lever, il fixa les orbites vides de son bourreau qui levait son glaive dans les airs, prêt à fondre sur lui.

“Perdu.“ pensa Max en fermant les yeux, derrière ses joues humides le garçon se résigna à accepter la fin. Il sentit tout à coup un gout très étrange dans sa bouche. “Du sang ?“ se demanda-t-il. Ce n’était pourtant pas le sien. Il entendit un cri de douleur au loin, comme étouffé par un bâillon. Il ouvrit les yeux juste à temps pour voir filer un éclair vert derrière le soldat. Ce dernier disparu presque instantanément dans le vent, et Max vit Maxminus, debout sur le corps feuillu d’Auguste, les crocs plantés dans sa gorge. Puis vînt au tour du vieil homme de disparaître. Le jeune garçon ne pris pas le temps de savourer sa victoire, ou même d’aller remercier son ami imaginaire qui l’avait sauvé. Il se leva et couru en direction de Dakrya. A seulement quelques mètres d’elle il fut aveuglé par un éclair bleu qui vint frapper la jeune femme. A peine eut-il rouvert les yeux que son amie s’était volatilisée dans un nuage de poussière. Il voulut crier mais sa voix resta coincée dans sa gorge. Il s’effondra sur le sol. Maxminus l’avait rejoint, Max le prit dans ses bras et se mit à pleurer. Maximinus vint se coller contre la chevelure du garçon. Alors que tonnait le rire démoniaque du Marchand de Sable, Max se demanda ce qu’ils avaient fait pour mériter cela ?

[Vient un chapitre ou Max ère seul face à lui-même avant de retrouver Dakrya qui est simplement réapparue ailleurs dans le labyrinthe]

 

Par la suite Dreamlost devint Les Rois de l'Imaginaire.
Bien qu'enfants désormais, on peut toujours reconnaitre Auguste, Lizzy et Max.

 Illustration de Julien Fenoglio

Illustration de Julien Fenoglio